Le jugement de La Buse †
Repris par Dumas d'aprés la délibération du Conseil supérieur du 07 juillet 1730.
De par le conseil, le procés criminel extraordinairement fait et instruit à la requête et diligence du procureur général du roy (illisible) et accusation contre Olivier Levasseur surnommé La Bouse accusé de crime de piraterie, prisonnier en nos prisons, défendeur de l'affirmation faite le 26 Mars et 19 Mai dernier à la déclaration du Sieur Dhermitte capitaine du vaisseau la Méduse, la lettre du dit Levasseur en date du 25 Mars 1724 adressé à Monsieur Desforges signé Olivier La Buse, par lui reconnu et paraphé, ni variation. Lettre du conseil supérieur au Sieur La Buse pour réponse en date du 23 Septembre de la même année accordant Amnistie et Sureté, interrogatoire subit par l'accusé les 15 Mai et 20 Mai 1730 et 03 du présent mois. Premiére conclusion général du roy du 04, jugement préparatoire du même jour qui ordonne qu'il sera procéder au jugement définitif attendu la notorieté publique. Conclusion définitive du procureur général du roy du 06, interrogatoire subit dans la chambre du conseil (illisible) et tout considéré le conseil à déclaré et (illisible) le nommé Olivier Levasseur dit La Buse natif de Calais durement atteint de la connaissance du crime de la piraterie pendant plusieurs années, d'avoir commandé plusieurs vaisseaux forbans ayant pris et amené en rade de l'île Bourbon un vaisseau appartenant eu roy du portugal et un autre nommé la ville d'Ostende appartenant à la compagnie de la même ville mais pareillement participé à la prise, pillage et incendie du vaisseau La Duchesse de Noailles appartenant à la compagnie de France et autre (illisible), pour réparation de quoi le conseil l'a condamné et condamne à faire amende honorable devant la principale porte de l'église de cette paroisse, nu en chemise, la corde au col, à la main une torche ardente de poix de deux livres pour là, dire et déclarer à haute et intelligible voix, que méchament et témérairement il a fait pendant plusieurs années le métier de forbans dont il se répand et demande pardon à Dieu , au roy et à la justice. Ce fait sera conduit en place public pour y être pendu et étranglé jusqu'à ce que mort s'ensuive à une potence dressée pour cette effet (Elle) sera plantée à la place accoutumée son corps mort y restera 24 heures et ensuite exposé au bord de la mer.( La suite est illisible, mais il semble que tout ses biens sont confisqués au profit du roy. De plus il doit s'acquiter d'une amende de cent livres pour l'offense faite "au Seigneur roy"). Fait et arreté dans la chambre du conseil le 07 Juillet 1730.
Dumas.
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